Paris, ah Paris et ses multiples expositions… Son offre culturelle est si dense qu’on ne sait jamais par quoi commencer, surtout quand on arrive dans notre Capitale pour une brève excursion. L’expo Andy Warhol au Grand Palais semble incontournable, elle nous permet de plonger à corps perdu dans la folie des années 70-80 par le biais d’œuvres colorées connues et moins connues, de polaroïds et de films… Et c’est tout naturellement qu’on accède de cet événement à une autre rétrospective : celle de David LaChapelle à la Monnaie de Paris. A peine arrivée dans la première salle on est saisi par la puissance de la mise en scène de ses œuvres telle que The Crash : un montage en relief de photos de carcasse de voitures de luxes accidentées. On entre dans l’univers d’un artiste réel, puissant, qui propose une lecture toute particulière de notre monde et de sa décadence programmée (Deluge, Museum). On pourrait passer des heures à contempler les travaux de ce photographe époustouflant : on est tout d’abord attiré par l’esthétique et l’aspect « sexy » des clichés (Decadence) puis intervient ensuite une autre dimension, une autre interprétation des photographies présentées. L’homme de par son désir d’accumuler des richesses, de posséder, se perd dans le tourbillon grisant de la consommation et se brûle les ailes, se détruit mais présente aussi une aptitude à renaître et à s’éveiller à une nouvelle ère, un nouvel équilibre (Awakened). Cette rétrospective ne laisse pas indifférent, elle est troublante, elle dérange, elle questionne, elle stimule. Il est tellement bon parfois d’être touché et interpellé.








